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La digitalisation passe à la caisse

par webmaster le 30-05-2018

La digitalisation passe à la caisse !

Publié le 24 mai 2018 par Isabel Soubelet - Néorestauration

Digitalisation

Prendre les commandes et réaliser les bons à la main pour les transmettre en cuisine, puis donner tous les mois les documents à son comptable sont peut-être des actions qui seront bientôt d’un autre âge !

'> Prendre les commandes et réaliser les bons à la main pour les transmettre en cuisine, puis donner tous les mois les documents à son comptable sont peut-être des actions qui seront bientôt d’un autre âge !

Prendre les commandes et réaliser les bons à la main pour les transmettre en cuisine, puis donner tous les mois les documents à son comptable sont peut-être des actions qui seront bientôt d’un autre âge !

Dans le mouvement qui touche la digitalisation du secteur du food service, même s’il faut rester mesuré, certains font ce pari. « Le numérique est désormais une obligation, affirme Mathias Tonielli, gérant de Brut Butcher France. Nous avons optimisé le parcours client grâce à la prise de commandes via des bornes qui sont toutes transmises en temps réel en cuisine, et en interface avec nos stocks. Nous avons 100 % de produits frais et pas de congélateur, il est donc primordial d’optimiser la gestion des stocks. » D’ici quelques semaines, la prise de commandes dans les sept restaurants de l’enseigne spécialisée dans la viande de qualité sera 100 % automatique. La caisse enregistreuse est, elle aussi, au cœur de la digitalisation. C’est le créneau sur lequel s’est portée l’Addition, une société créée en 2012 et qui a levé 5 millions d’euros en février 2017. « Le secteur de la restauration était passé de la caisse enregistreuse à la caisse tactile sans vraiment d’innovation, c’était juste un transfert de support, souligne Sébastien Constant, président-cofondateur de l’Addition. Depuis 2013, nous proposons une caisse mobile sur Ipad. Elle est plus ouverte technologiquement et permet notamment l’accès aux mails et aux réseaux sociaux. Mais nous proposons aussi aux restaurateurs l’analyse de l’activité, l’évolution du chiffre d’affaires en direct, le reporting et le transfert de données chez le comptable. Au départ, la question de la sécurisation des données pouvait être un frein mais aujourd’hui les blocages sont levés. » Au-delà de ses propres solutions en cours de développement comme la création d’une place de marché afin que le restaurateur retrouve ses fournisseurs ou la commande en ligne, l’entreprise développe des interfaces de programmation applicative (API en anglais) avec d’autres services comme la réservation et le paiement en ligne. Elle a d’ailleurs signé un partenariat avec LYF PAY, une application qui permet de laisser son portefeuille à la maison et de ne pas sortir sa carte bancaire en payant directement avec son smartphone… Et le marché répond positivement. La société dont le siège est à Bordeaux, emploie 80 personnes et affiche 5000 clients. Elle doublé son chiffre d’affaires en un an pour atteindre près de sept millions d’euros au dernier exercice et va ouvrir une filiale en Espagne à Valence en fin d’année. « L’objectif de nos solutions est d’apporter la fluidification des données dans les restaurants et d’amener les restaurateurs à la digitalisation, explique Sébastien Constant. Ce secteur n’as pas à être à la traine. Et le meilleur indicateur, c’est la consolidation du marché avec l’intérêt de brasseries et des grands comptes. » Isabel Soubelet